dimanche 7 février 2016

L'orthographe, le Brexit et le travail le dimanche

C'est ma faute, ma très grande faute...
Il y a 6 millions de chômeurs en France, on est en "état d'urgence", les pires idées continuent de germer dans les quartiers sinistres de notre chouette république, l'un des enjeux les plus cruciaux à affronter est celui de l'éducation, et c'est pourquoi ma brave dame...on réforme l'orthographe.
Quel talent !
Comprenons nous bien : je me fiche du tiers comme du quart qu'on écrive oignon ou ognon et encore plus que l'on se préoccupe des tirets entre "week" et "end" (ça c'est du français ?) et autres balivernes circonflexes. Ce que je ne pige pas, c'est pourquoi on fait une loi. Si j'écris désormais oignon et pas ognon, quel est le problème ? Pour qui est-ce un problème ?
Tout le papier gâché, les heures perdues inutiles et pour finir une ministre dont le procès en incompétence commence à devenir costaud. Taubira est partie, à quand la suite ! Cela dit, je ne lui jette pas plus la pierre que ça à la camarade Najat. L'Education Nationale est un monstre ingouvernable, un système qui s'acharne à détruire ceux qui s'y engagent. A mes yeux, la réforme de l'orthographe est une caricature de ce qu'un système dévoyé peut produire lorsque les individus laissent le système les dépasser.
Bref, on s'en fout. Je plains les profs qui font encore des dictées. Encore un terrain sur lequel ils vont devoir affronter des tribus de loqueteux qui leur feront la leçon.
Comme l'écrivait ce vieil anar de Jacques Prévert : "c'est ma faute, ma très grande faute, ma très grande faute d'orthographe, voilà comment j'écris Giraffe". Vive lui. Toute cette histoire distrait sûrement ce brave Wolinsky... d'où il nous regarde.

My tailor is going away
Autre sujet capital qui fait vibrer les gazettes et me donne envie de ricaner : le Brexit. Je suis un très fervent partisan de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne. Des gens qui se pincent autant le nez en me faisant les poches méritent juste un bon coup de pied aux fesses alors, s'ils sont assez altruistes pour se le donner eux-mêmes, grand bien leur fasse. J'aimerai bien que les Hongrois dégagent aussi, comme ça ils paieraient leurs gardes frontières. Et puis si les Anglais s'en vont, j'adorerai que l'on se fasse le plaisir d'accueillir les Ecossais.
En un mot je ne crois pas une seconde au Brexit. Par contre je suis certain que nous allons assister à un déchaînement de propagande de tous les côtés à donner le tournis.
La seule attitude à adopter : Chiche capon ! Résistons aux manipulations.

Travailler le dimanche
Claude Boule, président de l'Union des Commerces de Centre-Ville (UCV), redoute que de "pari impossible" les négociations sur le travail le dimanche deviennent un "pari perdu" en raison de l'intransigeance des organisations syndicales : la loi Macron subordonne en effet la levée de rideau le dimanche matin à la signature d'un accord avec les organisations syndicales. "Mais comment ces organisations peuvent elles changer d'avis alors que depuis 1906 (date de la loi qui instaure le repos hebdomadaire) elle nous disent que le travail dominical est maudit ?" se demande M.Boule.
De son côté lui souhaite que l'acceptation du principe de l'ouverture soit un préalable à la négociation.
Du coup ça coince. C'est beau la France. Il faut faire une loi pour imposer une négociation alors qu'en fait elle ne devrait que s'y substituer. La négociation d'abord pour étudier les intérêts, la loi ensuite si nécessaire. Pas le contraire !!
Bref cher Claude Boule, si vous voulez arriver à quelque chose, mettez tous les sujets sur la table, regardez ce qui se passe et travaillez votre communication. Appelez moi quand vous voulez.