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Livre et film sous canicule

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Dans l'étouffoir : "Satiété" Tout juste remis de la touffeur des dix derniers jours, je vais saisir l'occasion de faire un peu de pub au roman publié il y a quelques mois par Tanguy Confavreux, un jeune romancier croisé quand le gaillard n'était encore qu'un ado qui m'avait fait bien rire. Aujourd'hui le gaillard pond régulièrement quelques ouvrages que je ne manque pas de me procurer. La fois précédente était un roman d'anticipation astucieux dans le métavers. Son dernier roman nous plonge dans un futur proche où il fait très souvent trop chaud et alors que se déroule une élection présidentielle. Le bouquin s'intitue "Satiété" . Tout un programme pour ceux auxquels le terme de "décroissance" donne de l'urticaire (mon cas). Nous pouvons cependant croire que si l'élection de 2027 se produisait en pleine canicule (rien d'impossible), il ne serait pas impossible non plus que le scénario de "Satiété" puisse...

Management de transition : 3 questions à se poser

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Êtes-vous prêts à repartir comme vous êtes arrivés ? Le manager de transition a longtemps été perçu comme un « pompier » et même si c’est un tantinet exagéré, il y avait de ça. Avec un biais : certains pouvaient croire que le manager de transition n’intervenait qu’en cas de crise. C’est inexact et insuffisant. Ce que je peux dire, en revanche, c’est que le manager de transition déploie sa meilleure valeur ajoutée quand il y a une transformation en route ou en perspective.  Dans mon cas, je suis intervenu car la titulaire du job devait s’absenter alors même que l’entreprise venait de changer de propriétaire, ou encore quand le groupe venait de se doter d’un nouveau dirigeant chargé de mener une transformation à tous niveaux. Je suis aussi intervenu parce qu’il y avait crise : un nouveau service provoquait une polémique géante ou bien l’un des principaux clients se montrait particulièrement cinglant dans les revues d’activité et les négociations. Dans tous les cas, les missions pouva...

Philosophie et management de transition

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Quand j’ai créé mon activité indépendante, j'ai voulu une adopter une identité de marque simple.  J’avais eu des idées plus sophistiquées un peu plus tôt, avec un joli logo d’ailleurs, mais je ne m’en étais finalement jamais servi. Un ami qui compte dans ma vie professionnelle m’a suggéré PhE.  Cela tombait bien, ce sont les initiales que j’utilise quand je signe quelque chose. Jamais PE, toujours PhE. Coquetterie. L’ami en question est anglophone. Les correspondances professionnelles que j’avais avec lui étaient toutes signées ainsi.  Lui, il y lisait quelque chose qui lui faisait penser au PhD, l’abréviation du « Philosophiae Doctor ». Je ne suis pas PhD mais je suis bien PhE et d’ailleurs, me dit-il, « c’est exactement ce que tu fais ». Tu es un « Engineer of Philosophy » La communication d’une organisation c’est de la philosophie en mouvement.  Travailler sur les messages, le récit, la mise en perspective de l’action d’une organisation, c’est aborder toutes les q...

A l'heure des conflits dans tous les sens : se rappeler que la carte n'est pas le territoire

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A l'occasion de la lecture de l'excellent ouvrage de Vincent Lenhardt sur "les responsables porteurs de sens", je suis retombé sur cette image, appelée "Image de Boring". Elle fait partie d'une série d'images à double sens bien connues qui ont toutes vocation à nous rappeler que, au même titre que "la carte n'est pas le territoire", ce que nous observons ne reflète en rien la réalité absolue et qu'il n'existe pas d'ailleurs de réalité absolue, intangible, valable pour tous. Pour ceux qui n'auraient jamais vu cette image, posez-vous la question : qu'y voyez-vous ? Une jeune femme élégante ? Une vieille femme ? Les deux visions sont justes. Aussi difficile que cela puisse être, je me dis que cela vaut la peine de se rappeler ça tous les matins quand nous sommes assaillis des certitudes et des jugements à l'emporte-pièce qui composent le menu permanent des médias, sociaux ou pas, que nous fréquentons. Prenons le ca...

Faut pas désespérer !

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C’est toujours plus évident. Personne ne pourra plus dire qu’il n’avait pas compris. Dans une grande interview au New-York Times, le camarade Donald s’exprime : ce qui le guide c’est sa seule « moralité ». Le droit international, les règles diverses, il s’en moque. Il a une bonne raison à cela : « je ne cherche pas à faire du mal aux gens ».  Excellent. Donald est un monstre mais un monstre gentil !  C’est Casimir. Je reconnais que la référence peut ne pas être universellement comprise mais je renvoie ceux qui ne captent pas à cette chanson de l’émission enfantine « L’Ile aux Enfants . Cela convient bien à Donald. Il s’exprime comme un bébé. Ce dindon a trois mots de vocabulaire.  Et le comique matinal de RTL, Philippe Caverivière, que j’écoute religieusement tous les jours, dit d’ailleurs la même chose, avec un commentaire trash en plus, à retrouver dans cette émission-là 😊 C’est vrai que les Ukrainiens qui s’en prennent plein la tête tous les jours depuis 4 ans car i...

Naufrages devant la dinde américaine

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C'est la saison des naufrages. Pour moi, c'est le mot du mois si je veux résumer ce que l'actualité nous livre. Comme c'est l'automne, nous pourrons chantonner aussi que les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Interprété jadis en télé par Lionel Jospin, naufragé célèbre . Le plus grave : les épuisantes tentatives pour faire en sorte que les Etats-Unis ne lâchent ni l'Ukraine, ni l'OTAN, ni l'Europe. Je lis que JD Vance dit que la paix sera obtenue " par des gens intelligents qui vivent dans le monde réel " et pas par " des diplomates ou des politiciens ratés qui vivent dans un monde imaginaire ". Et pan dans notre face.  Il est donc temps de comprendre que nous allons continuer à nous prendre de grosses pelles et quand j'entends les cris d'éditorialistes ou d'élus après les déclarations alarmantes du général Mandon, il est évident que les autruches sont nombreuses. Poutine se marre. Il a bien élevé sa grosse dinde de ...

Le Prix Nobel de la Paix devrait être pour elles

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Elles, ce sont deux jeunes femmes, l'une palestinienne, Gazaouie même, Tala Albanna ; l'autre israélienne, Michelle Amzalak. Le 7 octobre 2023, la première était à Gaza et la seconde à Sderot, une ville israélienne quasi mitoyenne de la bande de Gaza. Toutes les deux, réunies sous l'impulsion d'un jeune journaliste français du Nouvel Obs, Dimitri Krier , viennent de publier un livre au titre magnifique : " Nos Coeurs Invincible s" et en témoignent dans les médias. Ce livre est le produit de leur correspondance, une initiative que leur a proposée le journaliste et qu'elles ont accepté de prendre. Je viens de terminer le livre. J'en recommande l'achat à tous. A défaut, vous pouvez toujours jeter un oeil sur leur passage dans l'émission "Quotidien" de Yann Barthès . S'il y a des personnes qui mériteraient un jour le Prix Nobel de la Paix, ce sont elles ! Cela damerait déjà le pion au "locataire de la Maison Blanche".  J...