samedi 19 avril 2014

Louez le Senior (c'est Pâques)

Dans sa livraison désormais annuelle des "100 start-ups dans lesquelles investir", le magazine Challenges pointe "Louer un Senior".
Intéressante nouvelle compte tenu des premières réactions enregistrées de ci de là lorsque j'ai découvert l'existence du site il y a grosso modo un an environ (je ne me rappelle plus bien, ça doit être l'âge :-)).

Pour ceux qui ne connaissent pas : http://louerunsenior.com/

Pragmatisme et opportunisme faisant bon ménage et eu égard à mes cheveux blancs, je n'ai évidemment pas douté pouvoir être "acceptable" sur ladite plateforme.

D'autres free-riders plus ou moins blanchis sous le harnois faisaient la moue : tu te rends compte, faut pas déconner, on n'est pas des marchandises, je refuse, et caetera et caetera.

Chacun son affaire, se retrouver en magasin dans le Kiloutou des quinquas (voire plus jeunes), après tout je comprends que ça déplaise. De mon côté, ça me faisait irrésistiblement penser aux bibelots de chez Tifus. Ceux qui ont lu Astérix et les lauriers de César me comprendront. Les autres sont priés de se dépêcher de se mettre culturellement à jour. Moi, ça me faisait bien rire d'être un bibelot de chez Tifus.

A peine la bio et la photo rentrées, je reçois une proposition de mission. Laquelle correspond d'ailleurs pile-poil à une affaire déjà vécue, donc j'ai des éléments. Les animateurs de la plateforme se montrent réactifs puis, finalement, badaboum, le client était de toutes façons déjà allé voir ailleurs. Bon, ça s'appelle essuyer les plâtres. Le truc est à peine ouvert, la peinture est encore fraîche, ça se sent mais ce n'est pas un problème.

Au terme d'une période que j'appellerai au choix période d'essai ou phase promotionnelle, la plateforme installe un contrat. J'avoue que payer 20 € par mois d'emblée ne me satisfait pas. Je veux bien les commissionner sur apport d'affaires (c'est d'ailleurs ce que prévoit le contrat), mais bon, tout bibelot que je sois, payer pour être servi, bof.

Récemment je suis rappelé. Une nouvelle mission  m'est proposée. Cette fois la plateforme demande d'emblée de coter un tarif, ce qui est très moyen comme méthode, mais bon, allons y. Depuis, aucune nouvelle sur ce point. Je suis cher, très cher, hors marché, le client est reparti, il a déjà trouvé... ? Aucune idée. Pas terrible.

Dernière expérience, je suis appelé par quelqu'un qui vérifie que je ne raconte pas n'importe quoi dans ma bio. Plutôt une bonne idée. Je re-remplis un papier et je donne trois références. Au moins une d'entre elles va être appelée. Le questionnement a intéressé mon client et finalement c'est le son de cloche le plus positif que je vais entendre sur le sujet. Les choses s'arrangent. Cette semaine, c'est Challenges. A mes yeux, c'est aussi un signal positif. Allez, je suis grand prince, je valide le contrat avec ses 20€ / mois. Ma façon à moi d'investir, en quelque sorte.

C'est Pâques je vous dis, l'avenir dira si le bibelot a été cloche.


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