Chronique où les feuilles mortes se ramassent un peu trop à la pelle

 



J'avais qualifié l'été dernier "d'antipathique" en raison des températures dont nous avons été gratifiés depuis le mois de Mai, sauf quelques répits. 

Je pourrais qualifier l'automne de "désespérant" en tout cas dans sa première phase, pour une histoire de climat là encore, mais davantage social, encore que le nombre de degrés Celsius vécus me paraît toujours excessif même s'il est supportable.

Gilet moche

Ce qui est difficile à supporter en revanche c'est bien le retour des Gilets Jaunes et leurs cortèges d'humeurs chagrines et de profiteurs de tout poil. S'il est envisageable de négocier quelque chose avec les lycéens et, d'une manière générale, de rebattre très en profondeur les cartes sur l'organisation calamiteuse de l'administration de l'Education Nationale, je reste plus que jamais sceptique voire hostile face aux mots d'ordre des porteurs de chasubles.

Voilà des gens qui pleurent sur leur pouvoir d'achat. Ils ne gagnent pas assez. Je peux le comprendre. Mais la flemmasse invraisemblable que j'observe dans ce pays drogué aux vacances à répétition et aux RTT ne m'inspire pas des tonnes de compassion. Par la grâce de St Jospin et de Ste Martine nos joyeux concitoyens ont choisi le paradis des 35h. Bref ils ont choisi de produire moins pour vivre mieux, soi-disant. Deux décennies plus tard, le résultat est là et tout le monde chouine, des ados aux retraités. Quel succès. Nous avons choisi la pauvreté. On la paye cash et ce ne sont pas les mirliflores de la grande distribution, Michel-Edouard et autres camelots, qui arriveront à nous faire ressentir le contraire.

La solution consiste-t-elle à exploser les vitrines des magasins de centre-ville ? Il me semble légitime d'en douter.

Tout cela fait les affaires de Jean-Luc et de sa bande de nervis, les ingénieurs du chaos de l'angle gauche de nos téléviseurs, comme de Marine et de ses gangsters, les mêmes ingénieurs du chaos, mais dans l'angle droit celui-là. Ils vivent un automne de gloire. J'espère que c'est en train d'en dégoûter plus d'un.

Alors bien sûr il est toujours facile et confortable d'envoyer le pavé sur la tête à Macron. Au point où il en est, il ne risque plus grand chose.

Bref, vivement ce soir qu'on se couche n'est-ce pas ?

Ailleurs c'est pire

Dans l'actualité il y a de toutes façons d'autres sujets de préoccupation. Exemple : les partis arabes font un score qui pourrait les mettre en position d'arbitre en Israël. Mais aucune des deux coalitions "sionistes" ne veut s'allier avec eux, même pas les contempteurs de Netanyahu. Vu de ma fenêtre, c'est dingue. Les Israéliens juifs ne veulent pas entendre parler des Israéliens arabes. Je ne vois pas quel débouché positif peut sortir de cette posture. 

Et puis il y a le malfaisant en chef, Donald Imperator. Sans son action toxique, Poutine ferait moins le malin, les Ukrainiens en baveraient moins et nos prix à la pompe ne monteraient pas autant. Encore quelques jours afin de voir si les Américains sont capables de lui mettre la râclée qu'il mérite. J'espère bien entendu qu'elle sera majuscule et qu'elle donnera la possibilité, quels que soient l'habileté de ses avocats ou la lâcheté des juges, de l'envoyer au gnouf un bon moment, et pas que lui.

Reprendre la main

En attendant, occupons de nos petites affaires à nous, celles sur lesquelles nous avons la main, même si celle-ci est de plus en plus faiblarde. Il reste six mois pour écarter du jeu l'un ou l'autre, ou, rêvons un peu, les deux ingénieurs du chaos mentionnés plus haut. Nous ne sommes pas obligés de faire comme nos amis british, qui ont fait ce choix stupide du Brexit et qui reconnaissent désormais majoritairement le caractère suicidaire de cette option.

Mélenchon a donné une interminable conférence de presse sur le deuxième volet de son projet économique (le premier c'était "Foutons le feu à la dette") et une non moins interminable interview à François Lenglet (2h30). Une heure de gloire pour Sa Suffisance vous dis-je. Il manie les pires clichés en les ripolinant vaguement aux couleurs vertes qui font chic, mais j'ai l'impression d'avoir entendu ce genre de truc 1000 fois depuis que j'ai une vague conscience. L'histoire donne parfois le sentiment d'être un éternel recommencement parfois.

Si on ne fait pas gaffe, je crains que nous ne puissions tous constater que : Winter is coming....

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